15 Apr 2026
Comment on a pensé l’électricité et l’eau dans Yamato (sans se compliquer la vie)
Après six années de vie nomade, d’abord en 4x4 puis en van, on a appris énormément. À s’adapter, à optimiser, à consommer autrement… mais surtout à comprendre ce dont on avait réellement besoin.
Alors quand Yamato est arrivé dans nos vies, il y a un an, on ne s’est pas dit : “on va faire plus grand.” On s’est dit : on va faire mieux. Mieux pour vivre, pour travailler, pour respirer.
Parce qu’au fil des années, certaines limites sont devenues évidentes. Notamment sur l’électricité.
Avec nos activités, on a besoin d’être autonomes. Vraiment autonomes. Et pendant longtemps, ce n’était pas complètement le cas. On faisait attention à tout : ne plus charger les appareils après 17h, surveiller la météo, anticiper les jours sans soleil… Et dès que plusieurs jours de mauvais temps s’enchaînaient, une petite tension s’installait. Cette sensation de devoir gérer, calculer, limiter.
Avec Yamato, on a voulu tourner cette page. Créer une installation qui nous permette de travailler sereinement, sans cette charge mentale en arrière-plan.
Pour l’eau, le besoin était différent. On avait déjà appris à faire attention. À consommer avec conscience. Et ça, on ne voulait pas le perdre.
Mais on avait envie d’un peu plus de liberté. Pouvoir rester plus longtemps sur un spot qui nous plaît, sans devoir repartir trop vite. Comme à Los Barruecos, en Espagne… où on a clairement aimé prolonger la parenthèse.
Alors on a repensé toute notre installation. Pas pour consommer plus. Mais pour vivre plus librement.
L’électricité dans Yamato : autonomie et liberté
Quand on a commencé à réfléchir à l’installation de Yamato, une chose est vite devenue évidente : on voulait simplifier.
Et pour nous, ça passait par un choix fort : fonctionner uniquement à l’électricité.
Plus de gaz. Plus de multiples systèmes à gérer. Juste une seule énergie pour tout faire : travailler, vivre… et même cuisiner.
Parce que oui, dans Yamato, on cuisine à l’induction. Et on a aussi un four électrique.
Un choix qui peut sembler ambitieux en vanlife… mais qui, pour nous, faisait totalement sens.
Notre vision : produire et consommer intelligemment
On ne cherchait pas juste à “avoir de l’électricité”. On voulait ne plus y penser.
Pendant des années, on a appris à jongler avec les limites : surveiller, anticiper, réduire.
Mais avec Yamato, on avait envie d’autre chose.
- Pouvoir travailler sans se poser de questions
- Charger nos appareils quand on en a besoin
- Cuisiner sans réfléchir à l’heure ou à la météo
Parce que notre quotidien, aujourd’hui, c’est aussi notre travail. Et pour être pleinement disponibles, créatifs, sereins… on avait besoin d’une vraie autonomie.
Alors oui, ça demande plus de puissance. Mais surtout, ça demande une installation pensée dans son ensemble.
Notre installation solaire
On a donc fait le choix d’installer 6 panneaux solaires de 500W.
Un choix qui peut sembler “énorme”, mais qui, en réalité, correspond simplement à nos besoins.
- Produire suffisamment, même quand les conditions ne sont pas parfaites
- Éviter les périodes de stress en cas de mauvais temps
- Garder une marge de sécurité
On a été accompagnés par MyShop Solaire, et franchement, ça a été un vrai plus pour dimensionner correctement l’installation.
Dans la réalité, ça change tout. Même avec plusieurs jours nuageux, on garde une production suffisante pour continuer à vivre et travailler normalement.
Une batterie faite maison (et pourquoi)
Pour le stockage, Yannick a fait un choix un peu particulier : construire lui-même notre batterie.
On est donc partis sur une batterie lithium 48V / 314Ah, composée de 16 cellules assemblées.
Pourquoi ce choix ? Parce que ça permet :
- d’adapter exactement la capacité à nos besoins
- de mieux comprendre et maîtriser notre installation
- et aussi de réduire les coûts par rapport à une solution toute faite
C’est clairement un projet à part entière, mais qui nous correspond totalement.
Et aujourd’hui, on sait exactement comment fonctionne notre système. Et ça, c’est précieux.
Le cœur du système
Pour piloter tout ça, on s’est appuyés sur du matériel Victron Energy :
- un régulateur 150V / 45A
- un ondulateur 48V / 4000W
On a choisi cette marque pour sa fiabilité, mais aussi pour sa simplicité d’utilisation.
Concrètement, ça nous permet :
- d’alimenter tous nos appareils en 220V
- de gérer facilement la production et la consommation
- d’avoir une installation stable et sécurisée
Ce que ça change dans notre quotidien
Et au final… c’est peut-être ça le plus important. Aujourd’hui, on travaille quand on veut, on charge nos appareils sans y penser, on cuisine sans contrainte, on ne regarde plus la météo avec stress
Mais surtout, on a gagné en tranquillité mentale.
Parce que l’autonomie, ce n’est pas seulement une question de technique. C’est une question de sérénité. Et ça, ça n’a pas de prix.








L’eau dans Yamato : trouver le bon équilibre
Après l’énergie, il y a une autre ressource encore plus précieuse… l’eau.
Et si on a voulu gagner en confort avec Yamato, on ne voulait surtout pas perdre quelque chose d’essentiel : notre rapport à cette ressource.
Notre vision de l’eau
Pendant six ans, on a vécu avec des réservoirs d’environ 100 litres. Autant dire qu’on a appris à faire attention. Très attention.
Chaque douche, chaque vaisselle, chaque remplissage comptait. Et au fil du temps, ce n’est même plus devenu une contrainte, mais une habitude. Une manière de consommer plus consciemment.
Alors quand on a pensé Yamato, on ne s’est pas dit : “On veut un énorme réservoir.” On s’est dit : “On veut juste ce qu’il faut pour être bien.” Un peu plus de confort, oui. Mais sans tomber dans l’excès.
Une installation pensée avec des pros
Pour cette partie-là, on a fait le choix de ne pas improviser. On s’est fait accompagner par Carflo, pour dimensionner correctement notre installation.
Parce que l’eau, ce n’est pas seulement une question de volume. C’est aussi une question de pression, de circulation, de cohérence globale.
Et clairement, ça change tout.
- Pas de surdimensionnement inutile
- Pas de mauvaises surprises
- Une installation pensée pour notre usage réel
Notre installation
Concrètement, aujourd’hui, on a :
- 350 litres d’eau propre
- 200 litres d’eaux grises
- une pompe 3 bars
- un vase d’expansion de 18L
- et un chauffe-eau de 15 litres
Dit comme ça, ça peut paraître très technique. Mais au quotidien, ça se traduit simplement par des douches confortables, une pression d’eau agréable et la possibilité de rester plusieurs jours sans bouger
Et surtout, un vrai sentiment de “maison”.
Pourquoi 350L nous suffit (et peut surprendre)
Souvent, quand on parle de notre installation, la réaction est la même : “Seulement 350 litres ?”
Et pourtant… pour nous, c’est largement suffisant. Parce qu’au final, ce n’est pas une question de capacité. C’est une question d’habitude.
On continue à faire attention. À ne pas laisser couler l’eau inutilement. À garder ces réflexes qu’on a appris sur la route.
Ce n’est pas la taille du réservoir qui fait l’autonomie, c’est la manière dont on consomme.
Et grâce à ça, aujourd’hui, on peut rester plus longtemps sur les spots qu’on aime… sans avoir cette sensation de devoir repartir trop vite. Comme à Los Barruecos, où on adoré pouvoir prolonger la parenthèse.




Au-delà de la technique
Quand on parle d’électricité, de panneaux solaires, de batteries ou de réservoirs d’eau, on pourrait croire que tout ça, ce n’est qu’une histoire de chiffres et de matériel. Mais pour nous, c’est tout l’inverse.
Derrière chaque choix, il y a une intention. Celle de se sentir libres. Libres de s’arrêter où l’on veut. De rester quand on se sent bien, de travailler sans contrainte, de vivre sans avoir à calculer en permanence.
Yamato, ce n’est pas juste un véhicule aménagé. C’est un espace pensé pour nous simplifier la vie. Pour enlever du stress. Pour nous permettre de nous concentrer sur l’essentiel.
Parce qu’au final, ce n’est pas une histoire de watts ou de litres. C’est une histoire de liberté.
Et si tout ça nous permet aujourd’hui de profiter un peu plus de chaque instant, de ralentir quand on en a envie, et de continuer à tracer notre route en toute sérénité… Alors on sait qu’on a fait les bons choix.